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Parlement / Objets / 26.4251

26.4251Interpellationen cours

Détecter les risques limiterait les coûts de la santé mais peut-on mener une politique de prévention sans données ?

déposé le 24.09.2026 à la Session d'automne 2026Premier conseil: Conseil nationalDéposé (24.09.2026)

FinancesEnvironnementAgricultureSanté

Les décisions des conseils et des commissions, dans les termes des Services du Parlement.

Aucune décision d’un conseil ou d’une commission pour l’instant.

La population est exposée à des substances pouvant affecter sa santé: PFAS, pesticides, perturbateurs endocriniens ou métaux lourds. Pourtant, la Suisse ne dispose pas d'un système national permettant de mesurer cette exposition et d'en suivre l'évolution.

Les pays qui ont mis en place de tels systèmes de surveillance ont pu identifier les populations à risque ou les zones les plus exposées, évaluer l’efficacité des mesures mises en place, affiner la stratégie de prévention et l’utilisation des fonds.

L'abandon pour raisons budgétaires de l'Étude suisse sur la santé (SHeS) est dès lors difficile à comprendre d’autant plus que des fonds publics ont déjà été investis dans la phase pilote, dont le rapport final souligne la pertinence et la faisabilité (OFSP, mars 26).

Les réponses du CF à plusieurs interventions parlementaires mettent en évidence la même lacune: en l’absence d’une surveillance systématique, il est difficile de comprendre l’influence des facteurs environnementaux sur les maladies non-transmissibles. Dans le cas des PFAS, il a lui-même reconnu qu'une biosurveillance humaine aurait permis de détecter plus tôt l'exposition de la population.

Parallèlement, la CER-N soutient des initiatives visant à réduire la transparence sur l’épandage de pesticides et d’engrais (Iv. Pa. 25.451), à rebours du compromis sur la réduction des risques (Iv. Pa. 19.475). On risque donc simultanément de moins documenter les substances utilisées et de renoncer à mesurer leur présence dans l'organisme humain.

Or, sans données, impossible d'identifier les risques, de cibler la prévention, d'évaluer l'efficacité des mesures prises, de prévenir des maladies et leurs coûts.

Le CF est prié de répondre aux questions suivantes :

• Comment compte-t-il mener une politique sanitaire et environnementale éclairée en l’absence des données épidémiologiques promises par la biosurveillance humaine?

• Comment justifie-t-il l'abandon pour raisons budgétaires d'un projet dont la faisabilité a été démontrée, alors que l'absence de données limite précisément sa capacité à mener une politique de prévention fondée sur les preuves?

• Quel serait le coût annuel d'une SHeS avec biomonitoring et quelles variantes de financement ou de cofinancement ont été examinées?

• Le CF est-il prêt à réexaminer sa décision et à proposer un financement permettant le lancement d'une cohorte nationale? Si non, pourquoi?

Source : Parlamentsdienste der Bundesversammlung, Bern, consulté le 25.09.2026. Données brutes

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