Comment le Conseil fédéral compte-t-il faire face à la menace de chômage de masse liée à l’IA ?
déposé le 14.09.2026 à la Session d'automne 2026Premier conseil: Conseil nationalLiquidé (21.09.2026)
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- 21.09.2026Conseil nationalRéponse donnée par écrit
Texte déposé
Selon le KOF, l’IA générative est à l’origine de la hausse récente du chômage observée dans certaines professions fortement exposées à l’IA. Divers secteurs sont soumis à une pression considérable en raison de l’IA. Impossible de savoir comment les choses vont évoluer. Il est fort probable que le monde du travail soit profondément bouleversé dans les années à venir et que la Suisse se retrouve confrontée à des centaines de milliers de chômeurs. - Comment le Conseil fédéral compte-t-il affronter une telle situation ? - Considère-t-il que la Suisse est prête à y faire face ?
Avis du Conseil fédéral
Le Conseil fédéral a pris connaissance de l’étude de l’institut KOF et suit de près l’évolution du marché du travail. Il semble plausible que la diffusion de l’intelligence artificielle générative ait influencé la demande des entreprises en main-d’œuvre qualifiée ces dernières années. Dans le même temps, l’économie suisse a traversé une période marquée par une incertitude accrue et une croissance inférieure à la moyenne, ce qui explique en grande partie la hausse du chômage observée depuis 2022.
Le Conseil fédéral s’attend à ce que l’intelligence artificielle modifie sensiblement le marché du travail. Mais si l’IA rendra certaines activités superflues, elle en complètera d’autres, avec à la clé un gain de productivité et la création de nouvelles tâches. Le Conseil fédéral ne s’attend donc pas à l’apparition d’un chômage de masse, à l’instar d’institutions internationales comme l’OCDE. Le marché du travail suisse s’est toujours montré très adaptif. Il est soutenu à cet égard par des institutions solides telles que les services publics de l’emploi. Le système éducatif s’adapte lui aussi rapidement aux nouvelles évolutions, notamment grâce à ses liens étroits avec l’économie.
Le Conseil fédéral estime par conséquent que la Suisse est bien équipée pour, d’une part, tirer profit des progrès liés à l’utilisation de l’IA et, d’autre part, en limiter efficacement les effets négatifs. En 2027, il présentera un rapport de suivi sur les répercussions de la numérisation et de l’IA sur le marché du travail.
Source : Parlamentsdienste der Bundesversammlung, Bern, consulté le 21.09.2026. Données brutes
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