De nouvelles pauses thérapeutiques doivent-elles être imposées aux patients souffrant de migraine qui sont traités avec succès ?
déposé le 02.10.2026 à la Session d'automne 2026Premier conseil: Conseil nationalDéposé (02.10.2026)
Parcours dans les conseils
Les décisions des conseils et des commissions, dans les termes des Services du Parlement.
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Texte déposé
• Quelle évaluation le Conseil fédéral fait-il des données scientifiques récentes sur le traitement de la migraine par des anticorps anti-CGRP, notamment en ce qui concerne les conséquences d’une interruption du traitement ?
• Au vu de ces données, est-il pertinent de suspendre le traitement à intervalles réguliers chez tous les patients ?
• Quels seraient les effets de la suppression des pauses thérapeutiques sur l’efficacité du traitement à long terme et sur les coûts de l’assurance obligatoire des soins ?
• Le Conseil fédéral est-il disposé à adapter la limitation applicable à ces traitements afin que les patients chez lesquels une réapparition des symptômes est constatée après une première pause thérapeutique, et dont la réponse au traitement est confirmée après sa reprise, puissent poursuivre celui-ci sans être soumis à de nouvelles pauses thérapeutiques ?
Développement
En Suisse, près d’un million de personnes souffrent de migraine. Les nouveaux médicaments tels que les anticorps anti-CGRP peuvent réduire significativement le nombre de jours de migraine chez celles qui présentent des formes sévères et chroniques de la maladie. Ces traitements sont certes plus onéreux, mais pour les patients qui y répondent favorablement, les bénéfices peuvent être considérables dans la mesure où les limitations et les contraintes dans la vie quotidienne et professionnelle peuvent s’en trouver nettement réduites.
Pour garantir l’utilisation appropriée et économique des traitements par anticorps anti-CRGP, l’OFSP encadre leur prise en charge dans le cadre de l’assurance obligatoire des soins. Le remboursement est subordonné, entre autres, à l’échec de thérapies antérieures moins coûteuses, au suivi par un neurologue ainsi qu’à une documentation régulière de l’efficacité du traitement. Si un premier traitement par anticorps anti-CRGP s’avère inefficace, le remboursement d’un autre anticorps anti-CGRP de la même classe n’est plus autorisé. Un arrêt obligatoire du traitement est par ailleurs imposé au bout de 12 ou 18 mois. Cette règle s’appuie sur les directives de la European Headache Federation (EHF), qui recommande d’évaluer la nécessité de poursuivre le traitement après une période d’efficacité de 12 à 18 mois.
De nouvelles données issues de l’étude PEARL, une étude observationnelle prospective menée à l’échelle paneuropéenne sur le fremanezumab, apportent un nouvel éclairage sur les pauses thérapeutiques : près de 40 % des patients suivis dans le cadre de cette étude ont fait état d’une augmentation de 50 % du nombre de jours de migraine au cours des deux mois ayant suivi l’arrêt du traitement. En outre, après la reprise du traitement, l’efficacité thérapeutique observée était souvent inférieure à celle obtenue lors de la première phase de traitement.
Les données font donc apparaître un tableau contrasté : si l’interruption du traitement entraîne une aggravation de l’état de santé chez une forte proportion de patients, elle ne semble avoir aucun effet négatif chez environ 50 % d’entre eux.
Source : Parlamentsdienste der Bundesversammlung, Bern, consulté le 01.11.2026. Données brutes
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