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Parlement / Objets / 17.480

17.480Initiative parlementaireParlen cours

Urgences hospitalières. Taxe pour les cas bénins

déposé le 27.09.2017 à la Session d'automne 2017Premier conseil: Conseil nationalEn commission du Conseil national (15.09.2026)

FiscalitéSanté

  • LégislationAttribué selon une règle: L’objet comprend une loi fédérale ou un arrêté fédéral sujet au référendum.

Les décisions des conseils et des commissions, dans les termes des Services du Parlement.

  1. 06.07.2018CSSS-NDonner suite (conseil prioritaire)
  2. 15.04.2019CSSS-ENe pas donner suite
  3. 28.11.2019Conseil nationalL’objet est repris
  4. 03.12.2019Conseil nationalDonné suite
  5. 16.06.2021Conseil des ÉtatsAdhésion
  6. 30.09.2022Conseil nationalRefus de classer
  7. 27.09.2024Conseil nationalLe délai imparti est prorogé jusqu'à la session d’automne 2026
  8. 18.03.2026Conseil nationalDécision conforme au projet
  9. 15.09.2026Conseil des ÉtatsNe pas entrer en matière

Conformément aux articles 160 alinéa 1 de la Constitution et 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l'initiative parlementaire suivante :

Les lois sont adaptées de manière à ce que les patients qui se rendent aux urgences d'un hôpital doivent payer sur place une taxe, par exemple de 50 francs. Cette taxe ne serait pas imputée sur la franchise ou la participation aux coûts. Les enfants de moins de 16 ans, les patients qui sont envoyés aux urgences par un médecin et les personnes dont le traitement requiert une hospitalisation pourraient être exemptés de la taxe.

En Suisse, on s'adresse en général d'abord au médecin de famille pour les traitements médicaux. Cet usage a fait ses preuves. Ces dernières années, le nombre de consultations dans les hôpitaux a cependant augmenté fortement. Les raisons de cette évolution sont diverses, mais de nombreux cas s'avèrent bénins. Or, une consultation dans le domaine ambulatoire des hôpitaux coûtait, en 2015, en moyenne 427 francs, soit plus de deux fois le coût moyen d'une consultation dans un cabinet médical. Se rendre dans une pharmacie aurait également été bien meilleur marché et se serait souvent avéré suffisant.

L'habitude de se rendre de plus en plus fréquemment dans les services d'urgence des hôpitaux y surcharge l'organisation des urgences. Il en résulte par ailleurs un stress inutile pour le personnel médical et des délais d'attente qui pourraient être évités pour les vraies urgences, avec parfois des conséquences potentiellement dangereuses.

Instaurer une taxe pour se rendre aux urgences des hôpitaux sensibiliserait davantage les usagers aux différents éléments du système suisse de santé. Une telle mesure contribuerait à décharger les urgences des hôpitaux et pourrait également contribuer à atténuer la hausse des coûts de la santé.

Source : Parlamentsdienste der Bundesversammlung, Bern, consulté le 18.09.2026. Données brutes

Publication non officielle. Les noms, les chiffres et les textes des votes figurent sans modification, tels que les Services du Parlement les publient.