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Parlement / Objets / 20.445

20.445Initiative parlementaireEJPDen cours

Inscrire le cyberharcèlement dans le code pénal

déposé le 11.06.2020 à la Session d'été 2020Premier conseil: Conseil nationalEn commission du Conseil national (19.12.2025)

Questions socialesMédias et communicationDroit pénal

  • LégislationAttribué selon une règle: L’objet comprend une loi fédérale ou un arrêté fédéral sujet au référendum.

Les décisions des conseils et des commissions, dans les termes des Services du Parlement.

  1. 25.06.2021CAJ-NDonner suite (conseil prioritaire)
  2. 20.01.2022CAJ-ENe pas approuver la décision de la commission du conseil prioritaire (second conseil)
  3. 06.12.2022Conseil nationalDonné suite
  4. 21.12.2023Conseil des ÉtatsDonné suite
  5. 19.12.2025Conseil nationalProlongation de délai
  6. 19.12.2025Conseil nationalLe délai imparti est prorogé jusqu'à la session d’hiver 2027
  7. 19.12.2025Conseil nationalLe délai imparti est prorogé jusqu'à la session d’hiver 2027

Le cyberharcèlement doit être inscrit comme infraction dans le code pénal.

Le cyberharcèlement consiste à insulter, menacer, ridiculiser ou importuner une personne par voie numérique (par exemple courriels, sites Internet, forums, messageries instantanées et médias sociaux). Ce phénomène est relativement nouveau et a fortement gagné en importance ces dernières années avec l'arrivée des ordiphones. On pense notamment à la mise en ligne et à la diffusion, au moyen d'Internet ou de services de téléphonie, de fausses informations, de rumeurs et d'images manipulées, compromettantes, diffamatoires ou dégradantes. Selon une étude récente de l'Université des sciences appliquées de Zurich, un quart des enfants et adolescents interrogés ont reconnu avoir été victimes au moins une fois de ce phénomène (JAMES-Studie 2018 :75).

L'Autriche a déjà réagi et défini le cyberharcèlement comme infraction dans son code pénal.

Le cyberharcèlement se distingue du harcèlement au sens usuel sur différents points : l'auteur peut rester anonyme et les contenus peuvent rapidement devenir viraux. De plus, une fois en ligne, ces contenus sont accessibles en permanence et quasiment impossibles à faire disparaître. Les victimes subissent ainsi une attaque psychologique particulièrement violente pouvant les amener à des pensées suicidaires, voire au passage à l'acte.

L'argument que les bases légales actuelles sont suffisantes et qu'il incombe simplement aux juges de les appliquer n'est pas convaincant. Dans la pratique, il est difficile de poursuivre les auteurs, car la jurisprudence a associé les éléments constitutifs de l'infraction, comme la contrainte (art. 181 CP), à des actes particuliers aboutissant à un certain résultat. Le cyberharcèlement, en revanche, consiste plutôt en une série d'actes et d'attitudes ayant ensemble un effet sur la victime. Les différents actes répréhensibles devraient dès lors être décrits aussi précisément que possible dans les dispositions à créer. Le code pénal doit être maintenu à jour et doit définir de manière claire les infractions liées aux nouveaux phénomènes sociaux. Ce n'est qu'ainsi qu'il pourra aussi avoir un effet préventif.

Source : Parlamentsdienste der Bundesversammlung, Bern, consulté le 19.09.2026. Données brutes

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